Publié le 19 août 2026
Glossaire : les sigles de la performance cycliste expliqués simplement
Ouvrir une appli d’entraînement pour la première fois, c’est se retrouver face à une bouillie de sigles — FTP, NP, IF, TSS, W’… Ce glossaire les explique un par un, dans l’ordre où ils s’enchaînent logiquement, avec des exemples plutôt que des formules abstraites.
FTP — Functional Threshold Power (puissance seuil fonctionnelle)
La puissance la plus élevée que vous pouvez maintenir en effort régulier pendant environ 40 à 80 minutes, popularisée par le coach Andrew Coggan. C’est le chiffre de référence à partir duquel tout le reste se calcule (zones d’entraînement, intensité relative…). Elle s’estime généralement à partir d’un test de terrain — voir notre article dédié : comment estimer son FTP sans laboratoire.
NP — Normalized Power (puissance normalisée)
Une moyenne “pondérée” de votre puissance sur une sortie, qui donne plus de poids aux variations d’intensité qu’une simple moyenne arithmétique. Deux sorties à 200 W de moyenne ne se valent pas : rouler à 200 W bien réguliers est nettement moins coûteux physiologiquement qu’alterner sprints à 400 W et récupérations à 50 W pour la même moyenne. La NP capture cette différence — c’est pour ça qu’elle est presque toujours supérieure ou égale à la puissance moyenne brute.
IF — Intensity Factor (facteur d’intensité)
Simplement NP ÷ FTP. Un IF de 0.75 signifie que vous avez roulé, en intensité pondérée, à 75 % de votre seuil. C’est la mesure qu’utilise notre outil de plan de puissance pour vérifier qu’un plan reste soutenable (par défaut, il vise à ne pas dépasser un IF de 0.95 sur l’ensemble d’un parcours).
TSS — Training Stress Score (charge d’entraînement)
Combine durée et intensité (IF) en un seul chiffre : une heure pile à IF 1.0 (à votre FTP) vaut par définition 100 TSS. Une sortie de 3h à IF 0.6 charge moins que 45 minutes à IF 0.9, même si elle dure plus longtemps — le TSS permet de comparer des séances de nature très différente sur une même échelle.
VI — Variability Index (indice de variabilité)
NP ÷ puissance moyenne brute. Un VI proche de 1.0 signifie un effort très régulier (typique d’un contre-la-montre ou d’un rouleur solitaire) ; un VI élevé (1.2 et plus) trahit un effort haché, avec beaucoup d’accélérations et de récupérations (peloton, VTT technique, sprints répétés).
W’ — la réserve anaérobie (“W prime”)
Une réserve d’énergie, en joules, disponible au-dessus de votre puissance critique (proche mais pas identique à votre FTP) : chaque watt au-dessus de ce seuil la consomme, chaque watt en dessous la laisse se reconstituer. C’est ce qui explique pourquoi vous pouvez tenir un sprint à 500 W pendant 20 secondes mais pas 20 minutes. Approfondi dans notre article : la réserve W’, pourquoi on ne roule pas indéfiniment à puissance constante.
Crr — coefficient de résistance au roulement
Une mesure sans unité de l’énergie perdue par la déformation du pneu et son frottement sur la route. Plus il est bas, moins vous perdez d’énergie à vitesse égale. Il dépend du pneu, de la pression, et de la surface roulée (l’asphalte a un Crr bien plus bas que le gravier ou la terre).
CdA — traînée aérodynamique
Le produit du coefficient de traînée (Cx) et de la surface frontale exposée au vent, en m². C’est le facteur qui pèse le plus lourd à haute vitesse : au-delà d’environ 25-30 km/h, l’aérodynamisme devient la résistance dominante, bien avant le poids ou le Crr.
Crr et CdA sont les deux paramètres qui déterminent, à puissance égale, la vitesse que vous pouvez tenir — creusés en détail dans Crr et CdA : ce qui pèse vraiment sur votre vitesse, et utilisés par défaut selon votre type de pratique dans notre outil de plan de puissance.